Shalom al Israël Vé HaOlam
Un Homme Un Peuple Un Pays

C'est quoi, la Palestine ?

Les Palestiniens ont-ils droit à un Etat? Certainement!

          Pour une grande partie du peuple palestinien ce droit à un Etat est déjà une réalité, puisqu'il constitue la majorité de la population de Jordanie.

          Le royaume jordanien est un Etat palestinien qui s'étend sur 84,530km2, soit 76% de l'ancien territoire mandataire de Palestine Eretz - Israël qui couvrait 111,550km2.

          Le reste de cette population réside en Judée, en Samarie et dans la bande de Gaza et se trouve à l'intérieur des limites d'Eretz -Israël historique. En accordant à cette population un droit distinct de souveraineté,   on   créerait   un   deuxième   Etat palestinien.

 

Pourquoi Israël ne veut pas d'un deuxième Etat palestinien?

          Un Etat souverain en Judée - Samarie et dans la bande de Gaza serait inévitablement gouverné par l'OLP, dont l'objectif avoué est de détruire

l'Etat d'Israël.

          La plus grande partie de la population israélienne est concentrée dans les régions limitrophes de la Judée - Samarie. En conséquence, il est indispensable qu'elle soit démilitarisée. Entre les frontières de 1967 et la côte israélienne, la distance varie de 14 à 30 km maximum. Avant 1967, la base terroriste située dans le village arabe de Kibia, se trouvait à 7 km seulement de l'aéroport Ben Gourion.

• l'OLP n'acceptera pas de se voir réduite à un mini -rôle dans un mini -Etat de quelques 6.250km2 (=superficie d'un département français de taille moyenne, l'Aube par exemple, ou encore le cinquième de la Belgique) et ne fera donc, qu'exacerber les tensions dans la région

Pourquoi Israël refuse de négocier avec L'OLP?

          Depuis toujours, le peuple palestinien s'est laissé mener par des extrémistes dont le but politique avoué est de détruire le mouvement national de libération et de renaissance du peuple juif: le sionisme.

          Parce que la Charte Nationale de l'OLP est fondée sur l'élimination de l'Etat Juif, elle exclut par là même tout partenaire et donc toute possibi

lité de négociations.

          Aussi longtemps que l'OLP reste déterminée à annihiler le sionisme et l'Etat Juif, Israël doit s'y opposer.   Aucune   loi    internationale   ne   peut contraindre un pays au suicide

Que signifie l'expression employée par l'OLP: "Une Palestine laïque et démocratique"?

          Cette expression n'est en fait qu'un euphémisme pour designer l'élimination d'Israël c.a.d. l'établissement d'un  nouvel  Etat arabe sur les ruines d'Israël.

          II n'existe aucun pays arabe qui soit "démocratique  et  laïque".   L'OLP prendra-t-elle pour modèle la "démocratie" du colonel Khadafi et la "laïcité"   du   Royaume   islamique   d'Arabie Saoudite?

          Le mot "laïque" est totalement étranger à la langue arabe, il est même abhorréde l'Islam. Dans un tel  contexte  il  est simplement utilisé pour mieux tromper l'Occident; d'ailleurs les liens qui unissent l'OLP et l'Ayatollah Khomeini suffisent à démontrer la vraie nature de ce làicisme.

Que dit la Charte Nationale de l'OLP?

• En 1964, la Ligue Arabe fonde l'OLP qui se dote aussitôt de sa Charte Nationale; celle-ci est donc antérieure de 3 ans à la guerre des Six jours (1967). La destruction d'Israël ne fait pas l'objet d'un article spécifique, elle est impliquée dans l'ensemble des articles de la Charte qui n'ont de sens que si Israël est rayé de la carte.

Quelques articles édifiants:

Art. 2. La Palestine, dans les frontières du Mandat britannique constitue une unité territoriale indivisible.

Art. 6. Les Juifs qui résidaient normalement en Palestine jusqu'au début de l'invasion sioniste seront considérés comme palestiniens. (En 1968, le Conseil national palestinien a adopté une résolution stipulant: "L'agression dirigée contre la nation palestinienne et sa terre commence avec l'invasion sioniste de la Palestine en 191 7. Aussi, effacer les traces d'agression doit signifier, effacer toute trace d'agression depuis le début de l'invasion sioniste et non depuis la guerre de Juin 1967".) Le comité central de l'OLP à réitéré cette déclaration le 12 août 1979 à Damas.

Art. 9. La lutte armée est la seule voie menant à la libération de la Palestine. Il s'agit d'une stratégie et non d'une tactique.

Art. 10. L'action fedayin constitue ie foyer de la guerre de libération populaire palestinienne.

Art. 19. Le partage de la Palestiril de 1947 et la création de l'Etat d'Israël sont nuls et non avenus quel que soit le temps écoulé depuis cette date.

Art. 20 Les prétentions fondées sur les liens historiques et spirituels des Juifs avec la Palestine sont incompatibles avec les faits historiques... les Juifs ne formant pas un seul et même peuple ayant une identité spécifique.

Art.  21.   S'exprimant par  la révolution armée palestinienne, le peuple arabe palestinien rejette toute solution de remplacement à la libération intégrale de la Palestine.

L'OLP peut-il assouplir ses positions?

          L'OLP a entamé une campagne extrêmement subtile pour présenter une image de modération qui est en contradiction directe avec les principes énoncés dans sa Charte Nationale, principes qui interdisent la moindre compromission avec l'Etat d'Israël. Il faut toujours garder en mémoire que l'expression "Libération de la Palestine" ne se

limite en aucune façon à la Judée, à la Samarie et à la bande de Gaza, mais concerne "La libération totale de la Palestine", stipulée à l'Article 21, c'est à dire, en clair, l'élimination d'Israël.

          La Charte est la Constitution de l'OLP. Elle a un caractère sacré et se termine d'ailleurs par un serment  d'allégeance.   Elle détermine donc de façon absolue la fonction et la nature du combat de l'OLP. Un mouvement politique peut connaître des changements  dans  ses  tendances,   pas  l'OLP. Toute sa raison d'être est basée sur le fait que la Palestine — une et indivisible — est la patrie exclusive des Palestiniens et que les Juifs n'y ont aucune place. Toute idée de coexistence avec Israël est parjure au fondement de la Charte. La modification de quelques uns de ses articles ne pourrait   en  changer   l'essence.   C'est toute  la

charte qui devrait être abandonnée ou réécrite de AàZ.

          L'OLP   utilise   des   expressions -piège   qui impliquent la liquidation d'Israël sans que le mot lui-même ne soit prononcé. Cette souplesse tactique, combinée à une intransigeance stratégique, donnent à l'OLP une apparence de modération, mais il ne s'agit que d'une façade. Ceux des portes parole   de   l'OLP   considérés   comme   modérés, lorsqu'ils   insinuent  qu'ils   pourraient  accepter un Etat palestinien sur la rive Occidentale et à Gaza, se gardent bien de prononcer le mot paix, et pour cause. En effet la Charte Nationale les oblige à rester fidèles au serment des 3 "non" proclamés à Khartoum. Toute légitimité accordée à Israël, comme par exemple la résolution 242 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, serait en contradic tion avec la Charte.

          La position de l'OLP est donc logique avec elle  même;  l'OLP veut qu'Israël abandonne la Judée-Samarie  sans  pour  autant  s'engager  à renoncer à ses projets d'anéantissement.

          En suggérant de repousser la question à plus tard, l'OLP tente de faire croire à un changement de position et de faire oublier les principes fonda mentaux de la Charte. Les prises cte position personnelles de membres de l'OLP n'engagent pas l'organisation, qui, elle, continue à s'en tenir à son document de base.

          Si un jour l'OLP parvenait à opérer un revire ment complet et à renier tout ce qui est sa raison d'être, c'est à dire si elle renonçait à la destruction d'Israël, alors ce ne serait plus l'OLP, et la situation ainsi   créée   exigerait   évidemment   un   nouvel examen.

 

LE FOYER NATIONAL JUIF:

 

LES AVATARS D'UNE PROMESSE

 

De 1948 à 1967, les frontières d'Israël à l'est s'étirent sur 1053 km, ce qui les rend extrêmement vulnérables. Leur tracé dessine au nord de Tel Aviv un goulot d'étranglement inférieur à 14 km (à peu près la largeur de Paris). Pendant presque 20 ans les Arabes tentent sans relâche de rejeter les Juifs à la mer. Le Sinaï et la bande de Gaza servent en permanence de base aux attaques incessantes lancées contre Israël.

 

Les points de peuplement en Judée-Samarie et dans la bande de Gaza sont-ils légaux?

          Des experts en droit international de réputation mondiale, William 0' Brien, Eugène Rostow, et Stéphane Schwebel, s'accordent à reconnaître la  validité  des  revendications d'Israël  sur ces régions.

          La Judée, La Samarie et la bande de Gaza sont, selon le droit international, des régions de la Palestine mandataire pour lesquelles le droit de souveraineté n'est pas clairement établi.

          A la suite de l'agression arabe de 1 948 (lancée en violation flagrante de la résolution de partage des Nations Unies de 1 947), la TransJordanie s'empare par la force de la Judée-Samarie et décide, en 1950, de l'annexer, devenant ainsi la Jordanie. Cette annexion ne devait être reconnue ni par les Etats Arabes, ni par la communauté internationale (à l'exception de deux Etats). L'Ambassadeur d'Union Soviétique aux Nations Unies devait même condamner catégoriquement cette "invasion illégale". Pour une fois d'accord avec son homologue de l'Est, l'ambassadeur des Etats-Unis,  surenchérissant, qualifiait l'opération, de "forme la plus absolue de violation du droit international".  C'est  la guerre de légitime défense menée par Israël en 1967, à la suite des agressions continuelles de la Jordanie qui, en mettant fin à l'occupation de ces territoires par le souverain hachémite, devait rouvrir le débat. La situation d'Israël étant celle d'une puissance succédant à une autre sur un territoire sans souveraineté définie, ne peut en aucun cas être considérée comme celle d'un occupant sur les territoires d'un Etat souverain; par conséquent, la politique qui consiste à autoriser les israéliens à s'établir sur ces territoires ne peut être qualifiée d'illégale.

          Par ailleurs, il y a toujours eu des Juifs installés dans cette région. A Hébron, par exemple, il existait une communauté juive prospère depuis des siècles; les membres de cette communauté, ont tous été massacrés lors des émeutes sanglantes de 1929-30. Les habitants de la région d'Etzion en Judée, furent expulsés par la TransJordanie en 1 948. Depuis 1 967, les Juifs sont revenus s'installer sur ces mêmes lieux sans qu'aucun habitant arabe n'ait été expulsé pour cela. Et, par conséquent, Israël n'a pas enfreint l'article 49 de

la Convention de Genève (IV) de 1 949.

          Mais au delà du débat juridique, le vrai problème est de nature politique. La politique d'Israël en ce qui concerne l'établissement de points de peuplement est  non seulement *fondée légalement, mais elle procède de ses revendications à la souveraineté sur ces régions contestées. En effet le tracé des frontières d'Israël sera commandé par les points de peuplement qui auront été acceptés et reconnus par la partie adverse.

          Les revendications d'Israël sur la Judée et la Samarie sont la base sur laquelle se fonde le droit d'Israël  à  décider,  par  la  négociation,  de  leur avenir.

 

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Les points de peuplement israéliens constituent-ils un frein au processus de paix?

 

• Si en Israël les opinions divergent parfois quant à l'emplacement des points de peuplement, il existe un large consensus en ce qui concerne leur légalité et leur contribution à la sécurité du pays.

          Le processus de paix vise à concilier des points de vue divergents. Les points de peuplement israéliens, loin d'être une provocation, sont le reflet de la nature et des modalités de la paix. Ils ne sont pas un obstacle pour ceux qui désirent sincèrement   la   paix;   ils   n'ont   pas   empêché l'Egypte de négocier et de signer un traité de paix avec Israël. Pour ceux qui ne veulent pas la paix, ils ne sont guère qu'un prétexte de plus, pour justifier leur dessein.

          II est peu probable qu'un arrêt de la politique de peuplement conduise les palestiniens hésitants à se joindre aux négociations. Au contraire, la poursuite de cette politique fera comprendre aux Palestiniens qu'Israël, tout en restant fidèle au principe de l'autonomie; n'a pas l'intention de laisser la Judée et la Samarie "Judenrein", c'est à dire, vide de toute présence juive.

          La paix doit être préservée contre les menées de ceux qui veulent la saboter; les points de peuplement concrétisent la sécurité que doit apporter la paix; maintenir une présence juive en Judée Samarie et à Gaza, c'est se prémunir contre les infiltrations ennemies et les actions terroristes dirigées contre les grands centres de population en Israël.

 Le principe d'autonomie, son sens et son application

          le gouvernement d'Israël a proposé l'autonomie pour sortir de l'impasse dans laquelle se trouvaient les négociations et promouvoir le processus de paix.

          Le principe de l'autonomie figure dans les accords de Camp David et a été approuvé par l'Egypte et les Etats-Unis comme mesure transitoire, tant que la question de la souveraineté sur la Judée -Samarie et la bande de Gaza n'est pas définitivement réglée.

F • Ce principe constitue une solution équitable à l'aspiration des Palestiniens à s'auto - gérer. Il les libère du chantage et des menaces de l'OLP tout en donnant à Israël des garanties de sécurité.

          II respecte la souveraineté, l'indépendance, l'intégrité territoriale ainsi que l'inviolabilité d'Israël et de la Jordanie. Il peut servir de point de départ à une intégration fonctionnelle et à l'établissement de la paix entre les deux pays.

          C'est   une   solution   transitoire  qui   laisse ouvertes toutes les options en vue de la paix. L'autonomie est une solution pragmatique à des problèmes concrets. Le concept qui la sous-tend est simple: il s'agit de donner aux habitants de la région la possibilité de gérer eux-mêmes leurs affaires tout en donnant à Israël les moyens d'assurer sa sécurité.

• Après la période initiale de cinq ans, les droits des parties seront de nouveau examinés.

Extraits des accords de Camp David

• Les dispositions suivantes ont été approuvées par l'Egypte, les Etats-Unis et Israël à Garni-David en septembre 1 978 (elles étaient basées sur la proposition d'autonomie faite par le gouvernement israélien et présentées par le Premier Ministre M. Begin à la Knesset le 28 décembre 1977).

(a)...Prenant en considération les questions de sécurité pour toutes les parties, des dispositions temporaires devront être prises pour la rive occidentale* et Gaza, pour une période ne dépassant pas cinq années. Afin de donner pleine autonomie à ses habitants, dans le cadre de ces dispositions,

* Dans une lettre à Mr. Begin, à la suite des accords de Camp David, le Président Carter indique: "Dans chaque paragraphe où figure l'expression "rive occidentale", celle-ci est et sera comprise par le gouvernement d'Israël comme signifiant "Judée et Samarie".

 

le gouvernement militaire israélien et son administration civile se retireront dès qu'une autorité de l'autonomie aura été librement élue par les habitants de ces régions... Les nouvelles dispositions devront satisfaire à la fois au principe d'autogestion, ainsi qu'à la légitime préoccupation de sécurité des parties en présence.

(b)...Les parties négocieront un accord qui définira les pouvoirs et les responsabilités de l'autorité de l'autonomie... les forces armées israéliennes se redéploieront dans des zones précises. L'accord comprendra également des dispositions destinées à assurer l'ordre public, la sécurité intérieure et extérieure. Une importante force de police sera créée dans laquelle pourront être inclus des citoyens jordaniens; en outre, les forces jordaniennes et israéliennes organiseront des patrouilles communes à des points de contrôle précis, destinées à garantir la sécurité des frontières.

(c)...La troisième année au plus tard après le début de la période de transition, des négociations auront lieu pour déterminer le statut final de la rive occidentale et de Gaza et la nature de leurs relations avec les voisins — les négociations prendront pour base, toutes les dispositions et principes de la résolution 242 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ces négociations auront pour but, entre autre, de fixer le tracé des frontières et la nature des accords de sécurité.

 

 

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