Shalom al Israël Vé HaOlam
Un Homme Un Peuple Un Pays

Allo la France ? Ici Israël !

Riqui  et Shlomo

vous souhaitent la bienvenue

 

Rubrique dédiée à Bruria Gomez et Yvette Cohen

A la mémoire de Suzanne Charbit et Odette Sebban

Enfant déjà vers les années 50 en Algérie, lorsque Roger Sellam, un  voisin du Ruisseau d’Alger est parti en Israël, je me suis posé la question : C’est où Israël ?. C’est Quoi Israël .

Aujourd’hui je sais où se trouve Israël, De quoi et de Qui est composé ce si petit Pays par sa position géographique mais en même si grand par son savoir, l’humanisme qui lui est propre et pourtant contesté par les ignorants, sa multitude d’ethnies. J’ai découvert son âme dans laquelle je me suis fondue.

Ma carte d’identité mentionne une nationalité française, mais tout mon être vibre Israël .Pourquoi ? parce que l’appel qui vient du fond des âges m’a ramenée à l’amour d’un homme d’un peuple et d’un Pays. Et puisqu’il est attesté que j’appartiens depuis des millénaires de cette vie qui est en moi, à cet homme, ce peuple, ce Pays, alors, je suis Israël ! . Je respecte un Français qui porte les mêmes gênes que moi mais qui n’éprouve pas le besoin, de faire d’Israël, sa priorité . Mais peut on me reprocher d’être reconnaissante au combat qu’ont mené ces hommes et ces femmes rejetés, humiliés, torturés, parce qu’ils possédaient le savoir et le livre des livres ? A chacun son choix, le mien est sans équivoque la fierté de ma vie .

Des Millénaires sont passés depuis le jour où l'ancêtre Abraham a entendu : Lekh Lekha ! Plus que jamais, nous devons être à l'écoute de cet aïeul grâce à qui le mot "liberté" ( de penser et d'agir ) a permis à un peuple de perdurer Avons-nous le sentiment profond d'appartenir à ce Peuple, avec tout ce que cela peut comporter . Ne rien renier d’Israël et accepter ses qualités comme ses défauts parce qu’une mère, un enfant ne rejette aucune responsabilité dès qu’il s’agit de sa propre famille .Prendre Israël avec ses immenses bonheurs comme ses grands désespoirs . Vibrer Israël ! Si oui, alors nous sommes aussi, nous, Juifs de la Galout, Israéliens!

 

Et puisque je me nourris de ces superbes mélodies israéliennes je vous fais partager mes ressentis

En français ou en Ivrit

Laissez moi vivre

 

Johanna    Monty

Il pleut sur Tel Aviv

Johanna  Monty

Maman mama Ima

 

Johanna  Monty

J'aurais pu

 

Al Kol Elé

Yosi  Banaï

Extrait de mon récit : passage de mon 1er pas qui foule le sol d'Israël en 1991

......................................................................

L’APPEL !

 

L’avion d’El Al prend son envol! Je  suis impatiente d’arriver en Eretz Israël qui subit, pour la énième fois, une agression. Aujourd’hui ,ce sont les Irakiens qui provoquent le peuple hébreu. Comme hier les nazis, ils essaient par tous les moyens, une élimination physique de ces gens qui semblent si sereins et si sûrs d’eux, qui ont un regard lumineux parce qu’ils savent que la foudre du monde ne pourra rien contre la vérité qu’ils détiennent.. Malgré la peur des scuds, je vais avec la délégation Côte d’Azur  pour dire aux Israéliens que je veux m’identifier à eux et partager leur  sort pour quelques jours . Dans cet avion, je me mets à penser combien les Juifs de la Diaspora se doivent d’être reconnaissants envers l’état d’Israël qui leur donne la possibilité de faire face à l’antisémitisme . En ont-ils conscience ? Réalisent-ils que si, aujourd’hui, ils portent à leur cou, sans peur et sans honte, l’étoile de David, c’est parce qu’un jour, les plus braves d’entre eux n’ont plus accepté que continuent ces milliers d’années d’humiliation, de pogroms, de shoah . Ils ont fait abnégation de leur vie et ont rendu les coups pour que puisse vivre, dans la paix, le peuple d’Abraham, c'est-à-dire eux, moi, Nous ! Je pense aussi qu’à notre arrivée, nous devrons avoir le courage et l’objectivité de faire abstraction de nos idées politiques françaises. Quelle importance qu’un israélien soit de gauche ou de droite ? la vérité est un peu à  gauche, un peu à droite mais en l’occurrence, là où je me rends la vérité se trouve dans la défense impérative de l’Israélien puisque à droite ou à gauche, Il EST ISRAEL ! Le reste n’est que philosophie ! Lorsque nous poserons le pied sur le sol de Tel Aviv, il nous sera nécessaire de nous sentir effacés devant ceux qui nous accueilleront, ceux qui se battent pour le droit à la vie libre et la continuité du peuple juif qui a vu le renouveau de son état en 1948 . Nos responsables se garderont de les Inonder de conseils sur leur relation bonne ou mauvaise  avec  l’Europe, et les autres continents parce que ce sont eux qui vivent en danger, eux qui se privent, eux qui nous donnent le plus bel exemple d’humilité que le monde ait connu .

L’avion commence sa descente . Je n’arrive pas à réaliser que je me trouverai dans quelques heures, à Jerusalem . Depuis des années, je caressais le secret espoir de me trouver un jour en Terre Sainte, dans un contexte spécialement juif, et voilà qu’en montant dans le car, à Nice, qui doit m’amener à l’aéroport de Marignane, j’ouvre la porte d’une maison qui jusque là m’était fermée, pour entrer  parmi mon peuple ..

Les lumières de la ville me disent que l’avion va se poser . Je pleure sans retenue, sans comprendre le pourquoi de tant d’émotion . J’embrasse instinctivement la terre que je foule . Ce chuchotement que je comprendrai beaucoup plus tard, ce «  Tu ne me vois pas venir mais revenir parce que je suis partie d’ici, j’en suis maintenant sûre, mes larmes ne me trompent pas ! »

Ai-je raison de le penser ?

L’aéroport est noir de monde . Des appels fusent toutes les secondes . Les guides israéliens qui parlent français nous font la démonstration de la pose du masque à gaz, nous demandent de faire un essai, nous informent du signe avant coureur de l’alerte pour notre région : »Narach Sefa ( Serpent, vipère) .Nous interrogeons notre guide sur le quotidien des israéliens et nous apprenons que le peuple a foi, pour les non religieux, en la force exceptionnelle du pays et la possibilité extraordinaire de faire front à toutes les agressions ; et pour les religieux, en la parole de la Bible, puisque tout y est écrit … Aman doit être détruit, alors pour eux, avant la fin de Pourim, l’Irak sera vaincu .

Jerusalem ! Seules mes larmes peuvent décrire ce que je ressens en entrant dans la ville, et c’est suffisant ! Jerusalem ! qui me transmet le message d’amour que j’attendais depuis si longtemps .  Au milieu de cette nuit du dimanche 24 février où il fait si bon s’endormir dans la sérénité de la ville éternelle, la première alerte me fait prendre conscience des moments d’insécurité vécus par les Israéliens depuis le jour où l’assassin Saddam/Amam a décidé d’envoyer les gaz chimiques aux enfants d’Israël .  Odette Sebban , une des responsables Wizo Nice, qui dort dans ma chambre, m’avait pourtant affirmé qu’il n’était pas question pour elle de mettre le masque .

« J’ai peur de m’étouffer, tu comprends ?Je ne le supporterai pas ! alors je me dis qu’il n’y a rien de plus beau que mourir en Terre Sainte ! »Je ne peux qu’approuver ! C’est facile à dire ! Pas à f aire !

En moins d’une minute, masque est posé sur nos visages et nous courons vers la chambre prévue en cette circonstance. Deuxième course dans les couloirs une heure et demi plus tard mais cette fois, une jeune fille angoissé, et apeurée, refuse ce masque qui fait si peur . Elle tremble tout en essayant de paraître forte, alors sa mère ôte le sien, et nous suivons l’exemple . Ce geste donne à l’enfant l’énergie nécessaire pour se protéger des gaz éventuels .  En regardant cette femme et sa fille qui, main dans la main, attendent la fin de l’angoisse, je vois tout l’amour et toute la force qu’Israël donne à ses fils .

Yad Vachem ! lundi 25 février .

Il n’y a pas de mot assez juste pour expliquer ce musée de la souffrance juive . Yaacov Cohen, notre guide, est une source d’histoire inépuisable . Comme il nous le dira, tout en nous le prouvant, il est impossible, voire impensable de dissocier l’histoire d’Israël de celle de la Torah . En entrant dans l’enceinte où brûle la flamme du souvenir et où sont posées les plaques commémoratives des camps de la mort, le froid m’envahit, le lourd silence impose le respect, le souvenir et la prière . La voix sublime du Rabbin Berdugo s’élève dans un chant bouleversant . Qui peut retenir des larmes, qui, heureusement ne s’entendent pas ? . C’est vrai que nous pleurons beaucoup en Israël . Peut être parce que nous nous devons d’ôter peu à peu, ce manteau un peu noirci qui nous a enveloppés jusqu’ici pour pouvoir atteindre la lumière réconfortante et si forte de cette terre bénie . Elle est si loin, cette lumière qui nous paraît si proche qu’il faudra beaucoup pleurer pour la mériter .

MOTTA GUR est un personnage captivant même si je crois ne pas partager toutes ses analyses . Je ne cache pas que j’aurais aimé le voir aux côtés de Menahem Begin en un temps, Itzak Shamir aujourd’hui, parce que pour moi, enfant de la Diaspora, c’est cela Israël, Tous unis devant le danger, comme le faisaient Golda Meïr , David Ben Gourion, Menahem Begin,  qui rassemblaient autour d’eux, toutes les idées même celles opposées à leur analyse personnelle . Mais que dis-je ? Ils sont UN devant l’adversité . Alors , pourquoi cette réflexion ?

Il dit, Motta Gur, et combien il a raison, qu’une fois la guerre finie, les Irakiens ainsi que toutes les autres dictatures ne puissent jamais redevenir une puissance militaire et politique car ce serait une menace pour Israël . Il dit que les Soviétiques ne doivent plus vendre des armes aux pays gouvernés par des fanatiques … Les Soviétiques, bien sûr … et les autres .. aussi ! Il dit beaucoup de choses que je ne comprends pas parce qu’il entre, et c’est normal, dans un jeu politique qui ne m’intéresse pas . Je retiens que Saddam Hussein doit être jugé par un tribunal de guerre . Je retiens surtout que Motta Gur nous a donné de son précieux temps et que nous devons être fiers de cela .

 

LE KOTEL ! La puissance de l’infini ! Je suis.. J’étais .. et je serai !

Shéma Israël ! Parce que tu m’as montré le chemin de la vérité, tu es la lumière de ma vie . Guide mes pas et mes pensées . Protège mes enfants et mes petits-enfants !

Mardi 26, objectif, le Golan via Tibériade !

Nous apercevons les premiers bédouins. Temps immuable dans un paysage presque inchangé depuis Moïse . Il y a bien la route goudronnée où passent les cars, des lignes électrifiées dans ce désert de Judée, le reste date de 3 000 ans . Pourquoi refusent-ils les habitations d’aujourd’hui, les commodités du monde moderne ? La réponse leur appartient ! Ici, la teneur en oxygène est plus élevée qu’à Jerusalem. Nous sommes en dessous du niveau de la mer, en direction de Jericho que nous traversons escortés de militaires, afin d’éviter les incidents avec une population arabe de 10 000 personnes . Les Trompettes de Josué ne se font entendre que dans nos têtes. Nous croisons ça et là des Minarets . JERICHO, la plus ancienne ville du monde, ville des palmiers, est réputée calme . Nous voyons aussi, en Judée, les anciens camps de réfugiés partis en 1967, obéissant ainsi aux instructions des leaders des pays arabes environnants qui leur ont fait promesse, comme en 1948,  de les réinstaller dès le peuple juif disparu de la région . Nous apprenons que les Israéliens volontaires pour habiter cette région ont rendu l’endroit fertile . Tout pousse dans cette vallée . En traversant la Judée Samarie et en remontant le Jourdain, l’histoire de la Torah s’impose à nous . Nous ne sommes plus en 1991 mais bien loin dans le temps, au cœur du récit de Yaacov captivant son auditoire . C’est véritablement le voyage du retour à la source de notre vie .

Nous arrivons dans l’un des Kibbutzim de la basse galilée. Nous sommes passionnés par l’exposé de son responsable, un homme extraordinaire , qui s’est enfui de sa France natale, en 1947, pour se rendre à Chypre . Passager de L’Exodus, il a, en 1948, participé à la création du renouveau de l’état sioniste . Je ne sais pas encore que cet homme là est le père de Bruria,  mon professeur d’hébreu, à Cagnes sur mer . Décidemment, c’est l’odyssée  pour le  groupe niçois ! .. La route continue .. Le mont Guilboa, le point de rencontre entre Israël, la Jordanie et la Syrie … Le mont Guilad.. Le Kibbutz Deganya, fondé en 1909.. Enfin le lac de Tibériade autrement dit la mer de Galilée . 

Mercredi 27 février . C’est la journée la plus forte en émotion, après la vue des lumières de Tel Aviv et l’entrée dans Jerusalem . Avoir 48 ans, le jour de Pourim, en Israël, au son de la victoire sur Saddam/Aman . Apprendre par le Rabbin Berdugo qu’en Hébreu, 48 signifie ouverture de la spiritualité, ça bouleverse, ça transporte ! Est-ce le Hasard qui m’a conduite ici ? Certainement pas ! puisque que ce fameux hasard n’existe pas et qu’il n’est que trop confondu avec la Providence .

 

LE GOLAN ! Nous sommes à trois Kms de la Syrie . Un officier de l’armée nous explique la décision  de cette visite d’une base de Tsahal .

« Vous n’êtes pas encore israéliens Mais vous et moi avons une identité commune, nous sommes le peuple juif . Vous vous devez donc de savoir ce que risquent vos frères Comment nous vivons le quotidien face au danger . Comment se prépare la défense de notre pays . Il est si clair et si convaincant que nous avons l’impression que nous ne pourrons jamais repartir d’Israël qui a tellement besoin de nous . L’impression est une chose, mais le courage, la volonté ou le sens qu’on a donné à sa vie sont autres . Et c’est regrettable, non pour les israéliens, .. Pour nous ! Nous repartons de la base, avec dans le cœur, un sentiment de gêne . Ils se battent pour la survie et la garantie de notre patrimoine . Et Nous ? que serons-nous en mesure de faire pour cela ?

SAFED ! Nous nous trouvons au sein de la ville la plus haute d’Israël ! Le mysticisme juif prend ici toute sa valeur ! Arrêt devant le tombeau de Rabbi Shimon Bar Yokhaï, auteur du livre des splendeurs , Le Zohar ! .

GOLAN IS THE BEST ! disent les membres de cette unité. A quel prix, pensons nous ! A celui du sacrifice de ces jeunes hommes et femmes, morts pour qu’un peuple puisse goûter à la sérénité . Nous tirons des archives l’histoire de ce gamin de vingt ans qui n’avait pu emporter son matériel de combat et qui, ne pouvant couper les fils barbelée et devant impérativement aller chez l’ennemi, se jeta sur ce barrage mortel afin de faire, de son corps,un pont de passage, permettant à ses compagnons de gagner la bataille contre les Syriens. Je ne peux m’empêcher de penser aux paroles de Yaacov, au moment du retour du plateau du Golan

« Tous les militaires avec qui vous venez de vous entretenir savent que si une attaque surprise était menée par la Syrie ou si simplement la guerre se déclenchait, ils seraient condamnés et ne survivraient pas à cette nouvelle bataille . Il faut le savoir ! Vous devrez vous en souvenir ! C’est cela, notre armée, déterminée à obtenir la paix, quel qu’en soit le prix. Sachez qu’en Israël, contrairement aux autres pays du monde où celui qui est censé ordonner et prendre le commandement, reste derrière ses hommes en leur disant

« en avant ! »

Nos généraux précèdent les soldats et crient

« Hararaï !(Suivez-moi ! »

 

Le Golan – la mer de Galilée – le Jourdain – la route de Damas – ces endroits pétris de culture juive où l’on parlait araméen( alphabet hébraïque mais les mots ont un signification différente de l’hébreu, en fait, un même alphabet pour deux façons de parler différentes)  me font rencontrer l’ombre de ce Rabi Yeoshua qu’un certain Paul débaptisa pour lui donner, à son insu, le nom de Jésus . Ce Paul, qui prit un Juif mort pour en faire un Dieu vivant ---Dis-moi, Rabbi, quand donc ceux qui te prient , ne sachant pas qui tu es vraiment, réaliseront ce que tu disais si bien à la foule de ce peuple hébreu , qui t écoutait

« Je ne retirerai pas une virgule des écrits de Notre Torah ! »

 

POURIM à Jerusalem ! nous sommes le vendredi 1er mars : on se déguise, on chante, on défile, on lance une multitude de ballons bleus dans le ciel de la vielle on est véritablement heureux . La fête continue jusqu’à l’appel de notre conscience qui nous invite à la prière : Shabbat Shalom !

 

MANITOU ( le Rav Léon Ashkenazi) a ouvert notre esprit en nous expliquant le pourquoi de ce désir et cette force à vouloir ce voyage de la solidarité .

« Vous raconterez à vos enfants que nous avons fêté deux Pourim en  un seul : celui de la destruction d’Aman et celui de la défaite de Saddam ! ».. Vous vez subi la nuit de votre arrivée, deux alertes, vous avez mis les masques à gaz, vous avez compris et ressenti ce que vit Israël. Et puis, vous avez aussi le privilège d’être là, en ce jour mémorable de Pourim qui apporte la paix . Cette année de l’ère messianique est inscrite et détaillée dans la Torah. Certains enfants de la Galout ( diaspora) , c'est-à-dire, Vous ! sont venus en Terre Sainte pour vivre ces moments précieux . Vous êtes arrivés pour donner et c’est pourtant Vous qui avez reçu ! »

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Je retourne, en France, partagée par deux sentiments opposés, aussi forts l’un que l’autre .

La douleur de quitter ce pays qui vient de me faire une véritable déclaration d’amour . Un Coup de foudre vient de m’atteindre !  La fusion entre Israël et Moi est totale !

Coup de foudre ? fusion ? ou tout simplement résurgence d’une vérité enfouie au fond de mon être, ma mémoire antique, ces aïeux qui ont fermé une porte que j’ai réussi à ouvrir ? malgré ce parcours, ce long parcours vécu dans la chrétienté des parents et des grands-parents qui ne se doutaient absolument de rien quant à la véritable origine d’une lignée familiale ?

 S’il te plait Rachel, ne me dit pas que ce n’est pas parce qu’un grand père est Juif que le reste de ma famille l’est . Je sais, je sais tout ça !! Je me plais à penser qu’après tout et si ?( et ce sera !!) ….

Douleur et pourtant joie et impatience de revoir mes enfants et petits enfants restés en Angleterre et en France . Ces amours à moi, qui étaient, certes, invisibles tout au long de mon séjour mais tellement présents, à mes côtés, qui me frôlaient presque, ne comprenant pas  mes pleurs, mes sublimes bonheurs, de me trouver au cœur de cet endroit d’où sont parties les premières réflexions sur le devenir de l’homme, la découverte d’une vraie justice, là où un peuple a obéi à l’invisible en acceptant une loi d’où va découler le processus de notre civilisation actuelle .

Sais-tu Rachel ce qui m’est arrivé d’horrible, pendant mon séjour ?

Je me trouve un soir de Shabbat, dans un hôtel à Jerusalem , attablée avec mes amies niçoises, Yvonne Bensoussan, Les deux Odette (Ayache et Sebban) et Dany Bel Ange . Nous sommes  en pleine conversation sur le discours de Manitou lorsqu’un serveur nous demande notre choix pour le diner . Et moi, la bouche en cœur, j’annonce

« avez-vous des crevettes ? »

Tu imagines le regard des femmes qui m’entourent ?

Rachel, voilà de nombreuses années que je clame à tous vents que je suis Juive, et je ne sais pas, hormis le Porc ce que nous devons ou non prendre dans notre nourriture ?

C’est à ce moment là que le déclic se produit . Se dire Juive, c’est bien, Pratiquer le Judaïsme c’est mieux . ! Alors ma petite Elisa, à ton retour , tu me feras le plaisir de téléphoner au Rabbinat de faire illico ta demande de conversion, tu ne peux plus continuer ta route sans parler d’un Judaïsme réel que tu ne connais  pas, je veux dire par là , les lois, ce fameux talmud dont tu as entendu parler . Tu es juive ? ok, mais tu dois te le prouver ! 

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Ofra  Haza

Shimi  Tavori

 

Glykeria  "Badad"

Commentaire (1)

1. gerard.kimmoun Le 12/11/2009 à 23:04

Lien vers le site web de gerard.kimmoun Envoyer un e-mail à gerard.kimmoun
J'aimerai être informé du prochain départ, en groupe,de n'importe quel organisation, pour une visite d'Israel, et bien sur de JERUSALEM, en séjour si possible. Ne manquait pas de m'en informée afin d'effectuer ce manifique voyage auquel j'aspire énormément, avec une visite à Sdérot, ou j'ai vecu une bonne année.
Je compte absolument sur Vous Chalom:
Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

Champ de sécurité

Veuillez recopier les caractères de l'image :